Apprendre le piano à 61 ans : l’interview vidéo de Bruno

with 18 commentaires

Lorsque Bruno a commencé à apprendre le piano avec moi, il avait 61 ans. Aujourd’hui, à l’âge de 64 ans, il se fait plaisir en étant capable, par exemple, de jouer le premier mouvement de la Sonate « au clair de lune » de Beethoven.

Bruno a accepté ici de parler de ses motivations et de son apprentissage du piano. Je le remercie d’avoir eu ce courage de partager tout cela avec vous.

Dans cette vidéo, vous allez découvrir :

  • que l’on peut apprendre le piano à n’importe quel âge
  • que l’on peut rapidement progresser si l’on est très motivé
  • que tout est possible à qui ose se lancer

 

Réglages de la vidéo

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Et vous, faites vous de la musique ? Avez-vous franchi le premier pas ?

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Apprendre le piano à 61 ans : l’interview vidéo de Bruno
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Comments

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18 réponses

  1. Cécile
    | Répondre

    C’est un bel exemple qui prouve que l’âge ne compte pas !

  2. Alain
    | Répondre

    Bravo à Bruno, car pas si facile de jouer devant la caméra!! Et ,effectivement, on voit bien qu’il n’y a pas d’âge pour être heureux…….. Au piano !!! Bel interview, Barbara, Michel Drucker n’a qu’à bien se tenir!! A bientôt.
    Alain

  3. Catherine
    | Répondre

    Barbara, vous êtes bien sympathique, dommage que je sois dans le Colorado… je m’inscrirais à votre cours sans hésiter ! Je suis épatée par Bruno, et partage totalement son enthousiasme. Les vidéos de votre blog sont très utiles pour les grands débutants, et j’aime l’accès aux partitions. Yapuka :)

    • Barbara
      | Répondre

      Catherine,
      Effectivement la distance est peut-être un peu grande pour que nous puissions travailler ensemble…
      Je vous remercie pour vos commentaires et n’hésitez à me demander ce dont vous auriez besoin en participant à la vie de ce blog.
      A bientôt

  4. Redon Juliette
    | Répondre

    Bonjour Barbara,
    J’ai 54 ans, voilà tout juste un mois que j’ai franchi le pas pour apprendre à jouer du piano. Grâce à votre blog je suis rassurée car je me posais beaucoup de questions, merci infiniment pour vos conseils, vos encouragements et vos vidéos.

    • Barbara
      | Répondre

      Merci Juliette. Je vous souhaite un bon épanouissement musical. A bientôt sur le blog…

  5. Faust
    | Répondre

    Bonsoir Barbara,

    Merci pour vos vidéos, elles m’ont donné envie de m’y mettre, j’attends les nouvelles de l’entreprise à laquelle je vais acheter un piano pour débuter (peut-être louer, cela dépendra); pour ce qui est de Bruno, je le trouve très à l’aise et sincèrement il se débrouille bien pour un homme qui en joue depuis quelques années seulement.
    Merci encore et bon courage.

  6. Richard
    | Répondre

    Bravo à Bruno (sans partition !!!) Bravo aussi bien sur à Barbara :-)
    J’ai 66 ans, je me remet au piano en tant que débutant ( mon niveau, « le Rigaudon » dans le Pouillard :-).
    J’ai travaillé avec un prof, mais (de ma faute) très irrégulièrement en commençant a 63 ans.
    Depuis que j’ai découvert votre blog, l’envie revient, je vous en suis reconnaissant, merci.
    Une question, Bruno (sur la vidéo) n’est il pas trop haut et trop au fond de son tabouret?
    Amitiés et bonne année.

    • Barbara
      | Répondre

      Bonjour Richard. La position de Bruno au piano est celle qui lui est la plus confortable et qui donc lui permet de s’exprimer avec aisance. Les positions sont uniques pour chacun. J’espère avoir répondu à votre question. A très bientôt.

  7. guy
    | Répondre

    Bonjour,

    J’ai 64 ans, j’aime la musique, pour Noël, ma femme m’a offert un synthétiseur, j’ai des notions sommaire de solfège (un peu de trompette dans mon jeune temps) mais je suis aujourd’hui malvoyants. Ma vue de dégrade au fil des mois. Votre site et vos vidéos anniment l’envie en moi. Croyez vous possible de commencer le piano ?

    • Barbara
      | Répondre

      Bonjour Guy, Tout est possible ! Si vous y croyez, tout est vraiment possible. Lancez-vous! Cherchez un professeur, passez une annonce ou, à défaut, commencez seul! Lisez les commentaires sur les autres pages du blog, vous verrez ainsi que d’autres personnes, comme vous, se sont lancées dans l’apprentissage de la musique à votre âge (regardez ici). Bon courage et à bientôt.

  8. Virginie
    | Répondre

    Je suis très émue par cette vidéo et c’est un très bel exemple que nous montre ce monsieur! Je viens de débuter le piano il y a 1 mois et j’ai 24 ans, je me trouvais « vieille » pour apprendre un instrument, du coup ça me fait bien rire de constater qu’un homme beaucoup plus âgé gère de cette façon sur un piano!

    Merci beaucoup, vous me motivez!

  9. Anne
    | Répondre

    Bonjour BARBARA,
    Avant tout, merci pour votre blog. Je l’ai découvert par hasard en cherchant sur le net la position que l’on doit avoir devant un piano. En effet, ayant commencé en autodidacte le piano il y a six mois environ, j’ai souvent mal au dos et dois arrêter de jouer au bout de 30 minutes en moyenne. Votre vidéo traitant de la position à avoir devant le piano m’a permis de découvrir que j’étais trop proche… j’espère que je vais pouvoir jouer plus longtemps maintenant car j’ADORE VRAIMENT cela. Je pense (comme vous) que maintenant que je sais que j’aime ce loisir (j’ai 54 ans et femme au foyer) il faudrait que je prenne des cours. Mais, je rencontre 2 difficultés. La première est mon mari qui est persuadé qu’internet est suffisant. Comment le convaincre? Et, cet obstacle éventuellement passé; peut-on prendre des cours à raison d’une à deux heures par mois environ car nous partons souvent à notre résidence secondaire (mon mari est retraité).
    Merci pour tout.

    • Barbara
      | Répondre

      Bonjour Anne,
      Vos douleurs dorsales vous ont permis de constater qu’apprendre le piano en autodidacte est voué à l’échec et comporte même certains risques physiques. On peut apprendre beaucoup de choses grâce à Internet, mais pas ce qui demande un contrôle physique avec un regard extérieur pour corriger nos erreurs. En art, le professeur est indispensable car c’est lui qui nous permet de nous corriger en nous regardant et en nous écoutant. Il nous permet efficacement d’évoluer correctement pour réussir à jouer du piano.
      Pensez-vous que l’on puisse écrire un roman sans avoir appris à lire avec un professeur ? Pensez-vous que l’on puisse apprendre les arts martiaux (karaté, judo, etc.) seul, en autodidacte ? Pensez-vous que l’on puisse apprendre l’escrime ou la trompette en autodidacte ? Non, bien-sûr.
      Le piano est un instrument qui paraît facile à apprendre au début car il n’y a qu’à appuyer sur les touches pour produire un son, contrairement au violon ou à la clarinette. C’est là une illusion de facilité, car le fait de devoir jouer plusieurs sons en même temps va rapidement compliquer l’apprentissage. En fait, le piano est un orchestre que l’on dirige avec ses dix doigts. Ce n’est pas simple du tout et nécessite la présence d’un professeur pour réussir à maîtriser cet instrument.
      Anne, vous pouvez apprendre le piano avec 2 heures de cours par mois à condition de vous entraîner très régulièrement. C’est possible !
      Je vous souhaite d’être persuasive auprès de votre mari et de réussir à atteindre vos objectifs. A bientôt.

  10. wabahinou samuel
    | Répondre

    salut moi je me nomme samuel et je suis débutant au piano et je cherche a connaître les accords.

  11. Charzat
    | Répondre

    Bonjour,
    Je joue depuis 10 ans en ayant commencé à 40 ans niveau débutant avec un professeur. Malgré mes efforts et mon travail pianistique très intense (3h/jour), je ne progresse quasiment pas, ni en déchiffrage ni en musicalité. Je suis donc découragée et je n’ai plus de plaisir . Je pense donc abandonner. l’important étant la musique, ne vaut il pas mieux écouter de belles interprétations par de vrais grands pianistes plutôt que de saccager les œuvres par mon jeu trop médiocre. Qu’en pensez vous ?

    • Barbara
      | Répondre

      Bonjour Charzat,
      Avant d’abandonner le piano, essayez de changer de professeur. Peut-être que celui-ci ne vous convient pas. Il me semble, à vous lire, que vous n’avez pas une grande estime de vos capacité musicale. Essayez de ne pas vous juger (médiocre) et jouez en prenant du plaisir, à votre niveau. Vous placez peut-être la barre un peu trop haut. Jouer des morceaux simples peut procurer de grandes satisfactions. Bon courage et à bientôt.

  12. jean-marie
    | Répondre

    Bonjour Barbara,
    Tout d’abord merci et bravo pour ce blog que je mets en favori afin de pouvoir m’y référer à tout moment. L’interview de Bruno est très intéressante car cet homme nous parle de choses que tous les apprentis adultes du piano ressentent ou ont déjà ressenti. Je souhaiterais à ce propos vous faire profiter de ma propre expérience, intéressante (selon moi) car issue d’un scénario sans doute peu répandu. A 32 ans, j’ai cherché et trouvé un professeur qui veuille bien m’enseigner le piano ; beaucoup ont refusé, prétextant que cela était sans issue. Mon fils, alors âgé de 7 ans s’accaparait souvent l’instrument et parvenait, à l’oreille, à composer des petits morceaux plutôt harmonieux. J’ai alors demandé à mon professeur de le prendre en charge ce qu’il fit. Nous avons eu ce professeur pendant plusieurs années puis d’autres – toujours les mêmes – au fil de mes mutations. Ayant donc bénéficié du même enseignement que lui, je me suis, sur le tard, appliqué à chercher ce qui pouvait bien nous différencier physiologiquement tant, au bout de dix ans, il m’avait largement distancé. Cela mériterait un très long développement, impossible ici, aussi vais-je me limiter à ébaucher quelques pistes qui expliquent que l’adulte ressentira toujours plus de difficultés que l’enfant à maitriser un instrument de musique. Attention, cette constatation peut être étendue à bien d’autres disciplines, notamment sportives. En revanche, l’adulte peut parfois être avantagé, eh oui !
    points faibles de l’adulte :
    Il a déjà un lourd bagage éducatif et émotionnel derrière lui. C’est ce qui en fait sa supériorité mais aussi sa faiblesse car tout nouvel apprentissage sera alors sacralisé comme si sa vie en dépendait. L’enfant possède un disque dur quasi vierge ; devant un piano, il aura le même comportement que sur un vélo, je veux dire qu’il n’en fera pas tout un plat !
    L’adulte utilise, car il a été formaté pour ça, l’ hémisphère gauche de son cerveau, centre de l’intelligence analytique, l’enfant, lui, utilise le droit, plutôt intuitif. Donc l’adulte va réfléchir, beaucoup, beaucoup trop sans doute…une remarque de mon premier professeur à ce sujet me revient en mémoire  » allez y, ne pensez à rien, faites comme ces musiciens modernes de groupes… » de fait, j’ai souvent été scotché par certains pianistes modernes, avouant ne pas connaître la musique et pourtant maniant l’instrument avec une facilité déconcertante alors que je me suis toujours trouvé besogneux. L’intelligence analytique serait donc, au cas d’espèce, plutôt un inconvénient. D’ailleurs, Mozart ne brillait pas par cette forme d’intelligence et était un garnement insupportable. Je précise aussi que tout enseignement peut présenter le défaut « d’étouffer » les dispositions naturelles d’un individu ; aussi un enfant doué naturellement pourra t-il parfois se sentir brimé par la pédagogie.
    On a appris la compétition à l’adulte, pas encore à l’enfant qui ne se raidit pas à la première difficulté ou devant un auditoire, fut-il réduit à son seul professeur. L’adulte a intégré le stress, l’enfant pas encore.
    Sur le plan physique, le corps de l’adulte ne s’est pas assoupli au fil des ans, sauf entretien particulier, et ses mains font partie intégrante de son corps. Entre bricolage, jardinage ou autres activités, les mains sont devenues certes puissantes mais souvent raides. Je regardais celles de mon fils, petites évidemment mais oh combien souples, je dirais même caoutchouteuses. Il en faisait ce qu’il en voulait et les a entretenues au fil des ans grâce à cela.
    Voilà ce qui à mes yeux pénalise l’adulte, l’essentiel relevant du domaine cognitif. Maintenant voyons ce qui peut l’avantager.
    Points forts : contrairement à certains enfants qui répondent à l’ambition de leurs parents, l’adulte opère dans tous les cas un choix personnel, murement réfléchi. C’est dire si sa motivation sera grande ce qui est de nature à combler partiellement ses handicaps.
    L’adulte va écouter son professeur, religieusement même, de sorte que le cours sera pleinement assimilé. Il ne voudra pas décevoir son mentor, y mettra donc la meilleure volonté du monde. Si l’adulte n’est plus en activité, il réussira à dégager un temps libre supérieur à celui de l’enfant qui doit en plus assimiler les apprentissages scolaires.
    L’adulte, par son intelligence analytique et son apprentissage acquis de la lecture, apprendra plus vite le solfège , essayez de faire lire un livre à un enfant d’ aujourd’hui ! alors une partition…
    Sur le plan physique la main de l’adulte est plus raide comme dit précédemment mais aussi plus grande ce qui permet de meilleures combinaisons.
    Aujourd’hui, j’ai 63 ans et mon fils 38. Je joue du piano tous les jours et en retire, comme Bruno, une véritable joie. Est-ce que je joue bien ? ça c’est une autre histoire. Doté aujourd’hui d’une banque d’une centaine de partitions en tous genres (classique bien sûr, mais aussi jazz, musique de films, accompagnements de chansons, etc) je suis capable d’en jouer une bonne dizaine pratiquement par cœur. Pour le reste, je me sers de la partition comme d’une béquille, au cas où. Quant à l’apprentissage des nouvelles partitions, il se fait avec plus de méthode qu’auparavant, ce qui ne veut pas dire que ce n’est pas encore difficile. A ce sujet, toujours s’en tenir à celles qui sont à sa portée, les autres ne pouvant que décourager. Je ne prends plus de cours, et je vais désormais vers ce que j’aime uniquement, secret aussi du progrès. Est-ce que je progresse encore ? je le pense même si ça ne se voit pas immédiatement, les progrès n’étant pas linéaires mais se faisant par étapes.
    Mon fils, pris par ses activités professionnelles et ses devoirs familiaux ne joue plus. Il mesure aujourd’hui le chemin parcouru pour en arriver au niveau qui était le sien à 20 ans et mesure encore mieux l’effort qu’il devrait consentir pour s’y remettre. Mais un bagage reste un bagage qu’on peut ressortir à tout moment si l’envie revient…
    Pour conclure, je conseillerais aux pianistes adultes, de ne pas renoncer à leur ambition tout en leur précisant ceci : Certes, et même en s’exerçant jour et nuit, tout le monde ne deviendra pas Horowitz. Pour autant le talent n’entre sans doute que pour une part négligeable dans l’accomplissement d’un art, l’essentiel résidant dans l’énergie qu’on mettra à réaliser son rêve.
    Alors, sans plus attendre, à vos claviers, et, paraphrasant une formule célèbre de Mao Tsé toung « la révolution est au bout des fusils », je dirais que votre réussite est au bout de vos doigts.
    tous mes encouragements pianistiques vous accompagnent
    JMG

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